Depuis un long moment nous parlons de violences policières : il est important de penser aux solutions. Peut-on réformer la police ? C’était le thème du débat organisé par Bruxelles Laïque le 19 novembre 2021, animé par Eva Deront avec Julia Galaski, chargée de projet à la Ligue des Droits humains, Patrick Charlier, directeur d’UNIA et Fabien Jobard, sociologue et chercheur au CNRS. Voici quelques solutions que je propose sur base des interventions dans ce débat.
- Mettre plus de moyens dans la formation des agents.
La formation des agents de police est essentielle s’il y a une volonté de minimiser, voire d’éradiquer les violences policières. En effet, les policiers doivent être préparés psychologiquement et surtout être prêts à s’adapter sur le terrain. Ils doivent avoir une connaissance totale des zones où ils travaillent, car souvent ils n’en sont pas issus.
- Encadrer les manifestations par des policiers et des travailleurs sociaux
Faire accompagner les policiers de travailleurs sociaux qui, par leur expérience et leur connaissance du milieu social, pourraient permettre de dédramatiser les situations à risque, voire de les anticiper. La présence de ces éducateurs aura également pour but de permettre, en cas de besoin, d’instaurer un dialogue entre manifestants et forces de l’ordre pour éviter tout débordement.
- Obliger les policiers à avoir une raison valable avant toute intervention
Obliger les policiers à se justifier avant et après toute intervention, notamment en se référant à un supérieur hiérarchique, permettra de limiter les interventions abusives et obligera les agents à assumer leurs responsabilités dans les cas de violence. Car ces hommes et femmes en uniforme sont aussi des humains qui peuvent agir sous l’impulsion des émotions ou des préjugés. Mais dès lors que chaque intervention sera préalablement soumise à une demande d’autorisation, il y aura certainement moins d’abus.
- En finir avec l’impunité policière
Tous les policiers ne sont pas animés par la violence, mais au sein de la police il peut y avoir des brebis galeuses. C’est pourquoi toute action ayant nécessité l’usage de la force et qui ne peut être justifiée doit être sévèrement punie. Ces punitions serviront de leçons et auront un effet dissuasif. Il est aussi essentiel de mettre en lumière les différents témoignages de victimes et surtout éviter de nier l’existence de ces violences.
- Instaurer un dialogue franc entre policiers et citoyens


